Deblan blog

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Fork, le serpent qui se mord la queue

Le monde du logiciel libre est vaste et c'est sans doute la force mais aussi le point faible de ce milieu. Quand j'ai un besoin d'une fonctionnalité, je prend le temps de faire le tour des solutions logiciels qui la comblent. Celle qui me conviendra le plus sera bien sur la solution retenue. Pour rentrer plus rapidement dans le sujet, j'ai envie de taper un peu sur une mode qui s'étend trop rapidement : le fork.

Le fork consiste à récupérer les sources d'un projet et de faire son propre projet avec (modulo des modifs). Dans l'absolu c'est génial et c'est l'essence même du logiciel libre : prendre, modifier et éventuellement publier. Je trouve ça parfait quand il s'agit de hacker pour un besoin précis. Je trouve ça aussi génial quand l'objectif et de vraiment modifier le système et de partir dans une autre optique que le projet initial. Seulement je trouve ça débile de forker un projet quand l'effort de développement pourrait être mutualisé. Quel est l'intérêt d'avoir deux équipes de dev qui font presque la même chose, l'une se reposant sur l'autre, sans une résultante commune des travaux ? Quand je vois des projets comme CrunchBang (un fork de Debian) qui ne fourni qu'une simple configuration d'OpenBox, ça me fait mal aux fesses : pourquoi ne pas faire un package qui pourrait s'étendre à d'autres distributions ? Comptez le nombre impressionnant de distributions Linux qui sont des forks d'Ubuntu et qui ne servent à rien, vous allez prendre peur (XUbuntu, Xubuntu, FluxBuntu, PureOS, etc.).

C'est vraiment lassant de voir arriver des forks alors que leurs développeurs pourraient simplement contribuer vers l'UpStream...

« Fork » n'est pas synonyme de « contribution » !


Remettre le point sur le i de "Hacking"

Il est quotidien de lire des articles, de voir à la télévision ou bien d'entendre à la radio des amalgames foireux qui identifient le "hacker" comme un vilain pirate informatique.

Tout cela est frustrant et mérite que j'écrive quelques lignes à ce sujet.

Un "hacker" est une personne qui bidouille, ni plus, ni moins. La bidouille est l'acte de modifier et détourner une utilisation classique de quelque chose : que ce soit dans la vraie vie ou bien en informatique. Bien que le terme "hacker" a été largement utilisé en informatique, on le retrouve également pour désigner le mec qui touche à l'electronique, la télécom et bien d'autres domaines.

Il faut aussi faire la différence entre celui qui suit un protocole pour à terme "bidouiller" quelque chose, et celui qui va le faire seul...devinez lequel des deux n'est pas un Hacker. Il est évident que le fait de bidouiller un système permet de trouver des brèches, mais trouver une brèche n'est pas du hacking en soit : il en est la résultante.

Hacker
(source)

Alors il serait intéressant que les rageux qui pensent qu'utiliser un keygen pour avoir un soft payant, qu'installer une backdoor téléchargée sur zuitro1lamer.net pour péter un site, taper des dates de naissance pour choper un compte Facebook ou bien booter une Backtrack pour casser un réseau Wifi font d'eux des "hackers", descendent tout de suite d'un étage.

En soit, il n'y a rien de mal dans le hacking et c'est la source de très belles choses (comme de moins bonnes). Qu'on arrête de traduire "hacker" par "pirater" une bonne fois pour toute et que pour une fois, les médias fassent correctement leur boulot !