Deblan blog

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Comment remplacer Google ?

Cette notion de vie privée ébranlée par cette surveillance à grande échelle amène à se poser tout un tas de questions. La première et sans doute l'une de plus compliquée sont les outils : comment remplacer des outils qui fonctionnent bien mais qui deviennent une contrainte pour sécuriser sa vie privée ?

Google a une place dominante sur Internet. Moteur de recherche, réseau social, email, vidéos, c'est bien l'ensemble de ces outils qu'il faut remplacer par d'autres libres, ouverts et respectueux de ses utilisateurs.

Je n'ai pas toutes les réponses et je suis conscient qu'il n'existe pas toujours de si bonne alternative. D'ailleurs, c'est sans doute l'une des forces de Google (et entreprise du genre) : leurs outils sont suffisamment bien pensés pour aguicher les plus extrémistes d'entre nous.

Concrètement, que pouvons-nous mette en place pour se passer de Google ? De mon coté, mes habitudes ont été updatées et encore beaucoup de travail m'attends.

Commençons par les emails. Cela fait maintenant plusieurs années que j'ai de quoi envoyer et recevoir des emails chez moi. J'utilise la solution postfix pour envoyer et recevoir mes courriers en *@deblan.*. Bien que l'installation complète et sécurisée d'un serveur de mail ne soit pas toujours évidente, aujourd'hui ça fonctionne bien et j'arrive à passer les filtres anti-spam même si je suis derrière une IP de ligne ADSL. Des solutions complémentaire comme postgrey et spamassassin permette de garantir un filtre suffisamment robuste pour ne pas s'en prendre trop dans la tronche.
Pour les moins courageux, je vous invite à vous dirigez vers des associations comme Rhien.

Les parties "réseau social" et "vidéos" sont assez sensibles. En effet, c'est en effet de masse seulement que les choses pourraient changer. La visibilité des données devient plus ou moins importante selon le profil des utilisateurs et il m'est impossible de recommander un outil plus qu'un autre. Il est existe du logiciel libre "social" comme StatusNet et Twister, ou encore Diaspora, caractérisés avant tout par leur utilisation décentralisée, mais seule une minorité d'internautes les ont installés.
Du coté des plateformes vidéos, pas mal de solutions web-based sont disponibles et des outils comme Wordpress peuvent facilement accueillir ce type de contenus. il y a deux problèmes plus ou moins importants : si on héberge son contenu à la maison, en dehors des lignes VDSL ou en fibre optique, les débits ne sont pas suffisants pour assurer un service digne de ce nom. J'aurais tendance à privilégier les réseaux P2P mais ça reste compliqué et ça sort des sentiers battus du streaming. Pour une médiathèque plus ou moins avancée, il pourra être intéressant d'utiliser Owncloud. Owncloud est d'ailleurs une excellente alternative à l'espace de stockage Google Drive ou à l'agenda de Google Calendar. Par ailleurs, il permet maintenant l'édition de document collaborative.

Sans faire le tour complet de Google, il reste à présent le moteur de recherche à remplacer. Personnellement, j'ai mis quelques temps avant de pouvoir m'en défaire. Il faut avouer qu'il est performant mais la politique de Google me déplait et mes données personnelles passent avant tout. J'ai épluché quelques solutions et j'ai utilisé, pendant un court temps, Seeks. Il fait office de proxy et agrège différents moteurs de recherches pour récupérer des résultats. Bien que le projet soit extrêmement intéressant, il ne m'a pas convaincu (mais je garde sous le coude !). Duck Duck Go est un moteur qui s'appuie sur Google mais rend nos requêtes anonymes. Il fonctionne bien mais j'aimerais autre chose que des résultats textuels. Typiquement, quand je recherche le titre d'un artiste, j'ai envie qu'on me propose aussi des vidéos et des images. Du coup, je me suis retranché sur Qwant, un moteur de recherche Français avec la législation française avec lui (et moi). Il fonctionne pas mal même si certaines requêtes m'ont amené trop peu de résultats pertinents. Cependant, il accueil les fonctionnalités que je cherchais avec une interface plutôt sympatique.


Facebook ou Google ?

Selon lejdd.fr, « Le réseau de socialisation (Facebook) a accueilli plus de visiteurs que le moteur de recherche aux Etats-Unis pendant la semaine du 7 au 13 mars, selon une étude Hitwise publiée par le Financial time . Facebook représenterait 7,07% des visiteurs, contre 7,03% pour Google. »

Cette information est très intéressante et amène à une réflexion majeure sur internet. Je suis un utilisateur quotidien de Facebook et Google conduit une grande partie mes travaux de recherches. Ma situation de développeur web m'oriente à créer des sites qui doivent conjuguer tout à un tas de contraintes et l'une d'elle est la visibilité. Ainsi, je constate que l'on pense "Google" quand on développe un site et son contenu. Toutes les recommandations pour le positionnement s'appuient sur l'algorithme complexe de Google. On va donc penser un site pour Google et les moteurs comme Bing sont clairement mis de coté.

Cependant, le constat qui est que Facebook est à la hauteur de Google Search (en termes de visites) soulève quelques questions. L'une d'elle est l'ensemble des décisions qui doivent être prises dans la stratégie de communication d'une entité : est-ce qu'on est plus visible sur Google ou Facebook ? En effet, bien qu'un site Web soit un outil plus que majeur pour la création d'une image (le « personal branding »), on doit pouvoir déterminer quel outil sera le plus adapté pour se faire connaître. Je note que sur beaucoup de sites web, on a en parallèle des pages sur Facebook qui reprennent les informations du site. Par ailleurs, il n'est pas rare qu'une page soit créée avant même que le site soit ouvert. L'utilisateur a maintenant deux fronts d'informations : Facebook et les sites web.

La diffusion d'une information est toujours très rapide sur internet. Le terme qui est beaucoup utilisé sur Facebook est la "propagation virale". Le fait que tout le monde puisse partager un lien en un seul clique permet de créer un genre de buzz sur des contenus très différents et ce rapidement. C'est nettement plus difficile sur un site "classique".

Finalement, n'est-ce pas plus intéressant de créer une application ou une page Facebook plutôt qu'un site web ?


Google Wave tombe à l'eau !

Google Wave

Google Wave était était sans doute une des applications de Google les plus attendues de l'année dernière. Tout le monde attendait activement une invitation pour accéder enfin à l'interface de Wave.

Cette plateforme était la mixture d'un service de mail, d'une messagerie instantanée, avec peu de wiki et une couche de réseau social.
Personnellement, je prenais un malin plaisir à identifier Google Wave comme un serveur IRC graphique, avec une page web comme toile.

Ce service était perçu comme très novateur, peut-être même trop puisque personne n'a vraiment accroché à cet outil.

Google Wave va donc fermer mais tout le travail ne sera pas mis à la poubelle puisque des gouttes de la vagues sont utilisées sur certain de leurs services.