Développement

En septembre 2018, je publiais un article pour automatiser l'authentification sur Sharepoint Office365 depuis Linux. J'avais développé un outil qui réalisait le parcours d'authentification que propose Microsoft via des pages web. L'interêt de cette méthode d'authentification est de récupérer les cookies de connexion pour les injecter dans Davfs.

Après cette publication, j'ai eu quelques retours qui indiquaient que l'outil ne fonctionnait pas toujours. Les interfaces de connexion peuvent évoluer d'une entreprise à l'autre et je gérais uniquement celles que j'avais. Cette semaine, je me suis confronté à un changement de workflow chez Microsoft et je n'ai pas pu corriger le projet qui est alors devenu inutilisable. J'ai eu besoin de trouver une parade et je me suis tourné vers Playwright qui permet, en autres, de réaliser des tests fonctionnels sur des interfaces web.

Le principe est simple : on lance un navigateur et je simule une saisie utilisateur. À la fin, je récupère les cookies qui ont été générés. Voici la marche à suivre pour installer l'outil qui fonctionne avec NodeJS 16+.

user@host $ git clone https://gitnet.fr/deblan/office365-oauth2-authenticator-2
user@host $ cd office365-oauth2-authenticator-2
user@host $ make setup

Le principe est identique au précédent projet puisqu'il faut déclarer 3 variables d'environnement avec l'adresse du site sharepoint auquel se connecter, l'identifier et le mot de passe puis lancer le script. En retour, vous aurez un json qui contient les cookies et leur valeur.

user@host $ export MS_OFFICE365_SITE="https://foo.sharepoint.com/"
user@host $ export MS_OFFICE365_LOGIN="user@example.com"
user@host $ export MS_OFFICE365_PASSWORD="5eCrEt"
user@host $ node index.js
{"rtFa":"...","FedAuth":"..."}

Gitea est l'une des briques majeures de mon informatique puisque c'est le logiciel qui gère l'ensemble de mes projets de développement.

Dès la version 1.17, il sera possible d'utiliser Gitea comme registre de paquets. Ce registre est compatible avec les principaux gestionnaires de paquets du marché : composer, npm, pip, gem, conan, nuget, …

Cette nouvelle fonctionnalié est géniale car elle permet d'avoir un seul et unique outil qui fait office de registre, quelque soit le type de langage. Les paquets et le code source sont au même endroit donc on se disperse moins. Enfin, on contribue à décentraliser l'hébergement de paquets, ce qui peut radicalement réduire le coût énergétique et les ressources réseaux nécessaires pour tester/builder/installer/déployer un logiciel.
Dans mon cas d'usage, j'ai des projets avec une CI/CD qui repose sur docker et des images persos. Pendant un build, les images seront téléchargées depuis mon réseau local donc ça sera bien plus vite.

J'ai testé plusieurs types de paquets et ça fonctionne très bien ! La documentation est disponible ici.

Package sur Gitea

Bravo aux développeur⋅euses de Gitea qui font un boulot monstrueux 💚


Murph est un framework open-source pour construire des CMS. Il est développé à l'aide de Symfony et permet de gérer des sites web avec plusieurs noms de domaines et en plusieurs langues.

Cet article fait partie d'une série de tutoriaux pour présenter les fonctionnalités de Murph.

Contrairement à pas mal de CMS, une page permet de rassembler des contenus qui pourront être réutilisés plusieurs fois dans une arborescence, là où certains CMS lient définitivement une page à un élément du menu.

Par ailleurs, une page ne contient que des données qui pourront être présentées comme on le veut. Autrement dit, la manière de rendre une page est indépendante de la façon de rédiger les contenus.

On va créer une nouvelle page ExamplePage avec ces contenus :

  • un titre title qui sera un champ texte
  • un bloc de contenu content avec l'éditeur TinyMCE

On va ensuite enregistrer la page dans Murph et lui donner le nom Page d'exemple.

core:
    site:
        # ...
        pages:
            App\Entity\Page\ExamplePage:
                name: "Page d'exemple"
                templates:
                    - {name: "Default", file: "page/example/default.html.twig"} 

Quand une page est créée, un template par défaut l'est aussi. Une page peut avoir autant de templates qu'on souhaite.

Éditons le template par défaut pour afficher simplement nos contenus :

{% extends 'base.html.twig' %}

{% block page %}
    <h1>{{ _page.title.value }}</h1>

    {{ _page.content.value|raw }}
{% endblock %}

On peut à présent créer un nouvel élément dans le menu, lui attribuer une nouvelle page et commencer à saisir le contenu.

La documentation complète est disponible sur doc.murph-project.org.


Murph est un framework open-source pour construire des CMS. Il est développé à l'aide de Symfony et permet de gérer des sites web avec plusieurs noms de domaines et en plusieurs langues.

Je vais entamer une série de tutoriaux pour présenter les fonctionnalités de Murph.

Cet article va pour expliquer comment utiliser Murph et générer des interfaces de CRUD afin de créer, voir, mettre à jour et supprimer des entités.

Dans un premier temps, il faut créer une nouvelle entité Example. Si vous avez déjà réaliser cette opération, vous pouvez passer à l'étape suivante.

dev@project $ php bin/console make:entity Example

j'ai décidé d'ajouter ces attributs :

  • label de type string obligatoire
  • content de type text obligatoire

On doit maintenant éditer App\Entity\Example et implémenter l'interface App\Core\Entity\EntityInterface :

<?php

namespace App\Entity;

use App\Core\Entity\EntityInterface;
use App\Repository\ExampleRepository;
use Doctrine\ORM\Mapping as ORM;

/**
 * @ORM\Entity(repositoryClass=ExampleRepository::class)
 */
class Example implements EntityInterface
{

Puis il faut mettre à jour la base de données :

dev@project $ make doctrine-migration

Ensuite on va générer :

  • le générateur de requête App\Repository\ExampleRepositoryQuery
  • la fabrique App\Factory\ExampleFactory
  • le formulaire d'édition App\Form\ExampleType
dev@project $ php bin/console make:repository-query ExampleRepository
dev@project $ php bin/console make:factory ExampleFactory Example
dev@project $ php bin/console make:form ExampleType Example

Générons à présent le CRUD :

dev@project $ php bin/console make:crud-controller \
  ExampleAdminController \
  Example \
  ExampleRepositoryQuery \
  ExampleFactory \
  ExampleType

Enfin, ajoutons le lien dans le menu du backoffice :

{{ include('@Core/admin/module/_menu_section.html.twig', {label: 'My section'}) }}

<ul class="nav flex-column">
    {{ include('@Core/admin/module/_menu_item.html.twig', {
        id: 'example',
        label: 'Examples',
        route: path('admin_example_index'),
        icon: 'fa fa-pen'
    }) }}
</ul>

…et c'est terminé !

Vous pouvez commencer à personnaliser le CRUD en modifiant ExampleAdminController et sa methode getConfiguration. La documentation est ici.


L'une des forces de Wordpress est sa ribambelle de plugins dont Elementor qui permet de créer des pages sans toucher au code.

Pour permettre d'éditer du contenu de la même façon, GrapesJS est maintenant nativement intégré dans Murph depuis la version v1.13. Les blocs permettent de créer n'importe quel contenu en s'appuyant sur les composants Bootstrap 4. La version de développement de Murph intègre d'ores et déjà d'autres outils comme les presets webpage et newsletter pour se passer de Bootstrap.

Si vous voulez essayer, un site de démo a été mis en ligne 😏

GrapesJS dans Murph

Pour mettre à jour Murph, rien de plus simple :

$ composer update
$ yarn upgrade
$ make build