Deblan blog

Simon Vieille

DevOp animé par la culture du libre et du hacking

Cohabitation de Collabora Online et OnlyOffice sur Nextcloud

J'utilise énormément mon instance Nextcloud et dans certaines situations, j'ai besoin d'éditer soit des fichiers Open Document Format (format natif de LibreOffice) ou soit des fichiers Open XML (format natif de la suite office de Microsoft).

L'an passé, j'utilisais exclusivement OnlyOffice via son connecteur Nextcloud et une instance installée sur un serveur dédié. Puis, lors d'un déboire au sujet de l'édition depuis un terminal mobile, j'ai décidé de migrer vers Collabora Online via son connecteur Nextcloud et une instance installée sur un serveur (presque) dédié.

Le problème est que si Collabora Online sait très bien traiter les fichiers ODF, il galère un peu plus avec les fichiers Open XML. Aussi, force est de constater que OnlyOffice reste très performant pour jouer avec Open XML. J'ai donc décidé de les installer ensemble. Collabora Online est donc l'éditeur ouvert pour les documents ODF tandis que OnlyOffice le sera pour les fichiers Open XML.

Collabora Online et OnlyOffice

Afin de les discerner dans le menu pour créer un nouveau document, j'ai développé un bout de javascript que vous pouvez injecter via JSLoader. Je pense d'ailleurs que cela sera une bonne idée de forker cette application afin d'en reprendre la maintenance.

Cohabitation de Collabora Online et OnlyOffice sur Nextcloud

Alors ce n'est sans doute pas le code le plus élégant mais il fonctionne bien.

try {
    setInterval(function() {
        var elements = {
            'docx': 'onlyofficeDocx',
            'xlsx': 'onlyofficeXlsx',
            'pptx': 'onlyofficePpts',
        };

        for (var i in elements) {
            var selector = 'a.menuitem[data-action="' + elements[i] + '"] .displayname';
            var span = document.querySelector(selector);

            if (!span) {
                return;
            }

            if (span.innerHTML.indexOf(i) !== -1) {
                continue;
            }

            span.innerHTML = (i !== 'docx' ? 'Nouvelle ' : 'Nouveau ') + span.innerHTML.toLowerCase() + ' (' + i + ')';
        }

        elements = {
            'odt': 'add-odt',
            'ods': 'add-ods',
            'odp': 'add-odp',
        };

        for (var i in elements) {
            var selector = 'a.menuitem[data-action="' + elements[i] + '"] .displayname';
            var span = document.querySelector(selector);

            if (!span) {
                return;
            }

            if (span.innerHTML.indexOf(i) !== -1) {
                continue;
            }

            span.innerHTML = span.innerHTML + ' (' + i + ')';
        }
    }, 100);
} catch (e) {

}

La liberté d'expression encore menacée

https://youtu.be/RwXD_V2VS90

Ou comment instrumentaliser à des fins politiques un événement tragique qui n'a aucun rapport pour relancer une loi anticonstitutionnelle : La loi AVIA

Pourquoi la loi Avia est liberticide et inutile ?

L'appareil législatif contient déjà tous les outils pour lutter contre les contenus manifestement illicites tels que les incitations à la haine, les injures à caractère raciste ou anti-religieuses.

Les contenus terroristes ou pédopornographiques doit être considérés comme tel par un juge et non par l'appréciation de l'administration. Les plateformes privées ne doivent pas jouer le rôle d'organe de censure et encore moins l'automatiser.
Le conseil constitutionnel s'est déja prononcé en indiquant que « le législateur porte une atteinte à la liberté d'expression qui n'est ni adaptée, ni proportionnée au but poursuivi ». Il persiste « le risque que les opérateurs soient incités à retirer tous les contenus contestés, y compris ceux qui sont licites » [1].

Si un contenu devait être supprimé, cela veut donc dire qu'il a été nécessairement publié donc le mal est déjà fait. Mais sous couvert de la lutte contre l'anonyma sur Internet (qui n'est qu'une idée reçue), la loi Avia va permettre de museler les personnes qui dérangent, ceux qui ont des idées en marge, les mouvements contestataires, ceux qui militent pour état de droit et non pas pour un état policier en imposant une suppression pure et dure de leurs contenus sans l'accord d'un juge.

Cette loi est la porte ouverte vers une énième derive totalitaire où l'état va nous imposer son idéologie.

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Menu personnalisé dans Nextcloud 🎨

Depuis avril dernier, l'application Custom menu (anciennement Side menu) a beaucoup évoluée et pas moins de 46 versions ont déjà été publiées. Custom menu est complet et très stable.

Nextcloud est une plateforme web qui se compose d'applications pour faire tout et n'importe quoi. On peut héberger et partager des documents, gérer ses calendriers et ses contacts, enregistrer ses marque-pages, lire des flux RSS, réaliser des sondages, etc.

Selon moi, quand on active beaucoup d'applications, un des problèmes principaux est le menu qui n'est pas du tout adapté.

Nextcloud

Pour résoudre ce problème, j'ai entrepris le développement d'une application dédiée à la gestion de ce menu et j'ai publiées les premières versions pendant le confinement du début d'année.

Custom menu est totalement personnalisable. On peut modifier l'emplacement du menu selon trois dispositions : dans un panneau latéral, affiché en permanance comme le menu d'Ubuntu ou via un panneau qui s'ouvre sur le dessus. Vous pouvez bien sur choisir les couleurs de tous les éléments, afficher votre logo, la photo de profil de l'utilisateur ou rien du tout, choisir la taille du texte celle des icônes, etc.

On peut aussi désigner des applications qui doivent rester affichées dans le menu original, choisir lesquelles doivent s'ouvrir dans un nouvel onglet et si l'administrateur le permet, alors chaque utilisateur pourra faire sa propre organisation.

Custom menu est compatible avec AppOrder de manière à pouvoir choisir l'ordre d'affichage des applications.

Custom menu

Si vous êtes curieux, n'hésitez pas à tester Custom menu et si vous avez des idées pour faire évoluer l'application ou que vous rencontrez un bug alors je vous invite à ouvrir un ticket sur le dépot du projet.

Enfin, si vous désirez soutenir mon travail, vous avez la possibilité de m'offrir un café 😀


Tinternet & cie vous recommande le documentaire "Derrière nos écrans de fumée"

Tinternet & cie vous recommande le documentaire "Derrière nos écrans de fumée"

https://www.tinternet.net/article/2020/10/tinternet-cie-vous-recommande-le-documentaire-derriere-nos-ecrans-de-fumee

Entre documentaire et drame, ce film donne la parole à des experts qui nous mettent en garde contre leurs inventions et décrient l'impact dangereux des réseaux sociaux.

Ce film réalisé par Jeff Orlowski et produit par Larissa Rhodes a pour objectif de nous faire prendre conscience que derrière un post Facebook ou Instagram, qu'autour d'un e-mail affiché sur Gmail ou pendant que vous regardez un contenu sur YouTube, des algorithmes font leur possible pour accaparer votre temps.

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J'ai essayé de migrer de Firefox

Mozilla Corporation, la société filiale de la fondation Mozilla ne se porte pas très bien. Il y a eu pas mal de licenciements et l’équipe de réponse aux incidents de sécurité a volé en éclats. C'est problématique car mon navigateur joue un rôle centrale dans mon informatique. J'ai alors commencé à réfléchir à une migration vers un nouveau navigateur.

Avant tout, cela fait un moment que j'ai intégré la gestion de mes mots de passes en dehors du navigateur en m'appuyant sur passwords. Mes marques pages sont duppliqués vers bookmarks. et mes lectures différées sont gérées avec wallabag. Tous ces outils possèdent des extensions compatibles avec les "autres" navigateurs.

Passons maintenant au "choix" du potentiel remplaçant. En dehors de Firefox, tous s'appuient sur chromium, le Internet Explorer du 21ème siècle. Je n'ai pas voulu faire le mec ultra borné donc j'ai fais un choix dans la maigre liste des navigateurs qui tiennent la route. Je me suis arrêté sur Vivaldi : il est possible de synchroniser son profil avec un compte Vivaldi et les données sont chiffrées. Les extensions que j'utilise tous les jours fonctionnent avec et Vivaldi ne semble pas collecter mes données. En terme de licence, le code de l'interface n'est pas accessible mais le moteur et les modifications le sont (source).

Donc j'ai installé Vivaldi, j'ai synchronisé mes marques pages, j'ai retrouvé mes mes mots de passe et mes extensions favorites sont paramétrées. Chouette.

Vivaldi

…mais en navigant à tout casser 3 minutes, je me suis posé cette question : où sont mes conteneurs comme chez Firefox ? Spoiler : ils n'existent pas et aucun navigateur ne le propose. Donc j'ai ravalé ma salive et je me suis demandé s'il y avait un Master Password pour sécuriser les mots de passe collectés ? Spoiler : il n'existe pas non plus…

Du coup, je suis revenu sur Firefox et j'ai fais un don à Mozilla, en espérant que d'autres feront comme moi et que Firefox survivra encore longtemps.